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samedi 5 décembre 2009

Rando du téléthon à Castelnau-Tursan

Si, pour le Téléthon des clubs de randonnée pédestre organisent des manifestations publiques, nous avons participé aux initiatives d'autres associations du Tursan: on marchait en même temps à Eugénie les bains, à Samadet et à Castelnau-Tursan. Le "reporter" de RandoTursan que je suis a limité les frais de déplacement en allant au plus près, à Castelnau.
Le programme était particulièrement complet: circuits pour marcheurs, pour VTT, pour moto enduro, pour mini-moto, pour quads, pour chevaux, le tout quasiment sans macadam, mais avec du relief! Et puis deux repas dont celui du soir avec la chorale Récréation de Lacajunte. Le tout organisé par le Comité des fêtes, le club de retraités, l'ACCA et Tursan'duro (enduro moto). Qualité d'accueil de de circuits garantie, succès assuré: près de 80 motards, 25 marcheurs, 17 cavaliers, une douzaine de VTT... 


Échauffement en partant par la route descendant dans la vallée de l'Escoulis, puis première montée à Labesque dans un vieux chemin en sous-bois, les jambes écartées de chaque côté d'un sillon creusé par des deux-roues. Nous croisons des VTTistes. La première glissade dans la boue s'est produite plus loin, dans la descente vers le lac de Maouhum, sur un chemin en sous-bois, plutôt boueux. Ce ne sera pas la dernière... Au niveau (qui est bas) du lac collinaire, les cavaliers sont arrivés au trot juste derrière nous. Heureusement qu'ils n'étaient pas passés avant nous sur ce chemin: il y aurait eu encore plus de boue! Enfin, on dit ça, mais on aime bien patauger...


Un long épisode nous a permis de sécher les chaussures sur le chemin qui longe le Bas en fond de vallée, passant par le moulin de Castenau, dominé par le village d'Urgons gentiment éclairé par ce soleil hivernal. Il fallait maintenant monter la côte de Mané, aussi ardue que les autres, avec la même terre argileuse qui a tendance à coller aux chaussures, mais ici avec des affleurements de pierre calcaire qui drainent l'eau et accrochent les crampons. Arrivés au pied de la motte féodale, Joëlle, qui menait cette randonnée, a proposé le choix à chacun: les personnes fatiguées ou pressées regagnent directement le bourg, les autres continuent...


Continuons à travers des prés en descendant, puis en montant, par le "Fiocq" et le "Fit", re-descente, re-montée dans les vignes du "Brac", chemin de Jaudet. Cette fois, ce sont des motards qui arrivent derrière nous sur le chemin jute quand nous le quittons... enfin... sauf un grupetto féminin légèrement éclaboussé, mais pas trop fâché!



On nous avait annoncé qu'une corde avait été placée en guise de main courante pour sécuriser la descente du raidillon au-dessus du lac de Lannepoudenx... Malgré deux cordes, nous avons eu le plaisir d'assister à quelques glissades, amorties par le tapis de feuilles cachant le sol. Si certaines avançaient à reculons, ce n'était pas par peur du vide, non, non, mais pour descendre en rappel, comme les alpinistes!
Il nous restait à regagner l'arrivée au bourg. Oui, re-gagner, en montant par l'ancien chemin qui menait vers Saint-Loubouer, bien raide, en sous-bois, bien boueux... et emprunté par deux motards dont un qui, en voulant ralentir pour nous épargner a calé, puis fait patiner sa roue en redémarrant... Arrivés en haut fourbus mais contents, nous avons vu que nous n'étions pas les plus sales: des motos et surtout des quads, des combinaisons et casques recouverts de boue...


Ce sera un excellent souvenir. Merci et bravo aux organisateurs.
Les 80 photos plein écran sont dans l'album.
Et maintenant, le film: 


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dimanche 29 novembre 2009

Renung, château du Laü, Lourden, la main dans la main

Il est des coups de vent qui chassent les nuages... Ce matin à l'aube un coup d'air doux a... amené des nuages chargés de pluie. Eh! Surprise, ce sont deux douzaines de têtes sympathiques et joyeuses qui se sont retrouvées à Renung, couvertes de capuches et parapluies, sous la pluie. Le même temps qu'au mois de mai dernier pour suivre le même circuit tracé par Martine et Roger, mais cette fois-ci avec de nouveaux marcheurs. Reportez vous au billet de mai pour une description plus complète.


La pluie s'estompait déjà en passant au bord du lac où un seul pêcheur communiait à sa façon avec la nature, dans le calme complet. Après la rive du lac nous avons affronté la traversée du bois encombré d'arbres abattus pas la tempête de janvier. Ce n'est pas le parcours du combattant, juste parfois délicat pour certains, mais amusant, et une occasion de se donner la main.

Même itinéraire par la lande cultivée, le  château du Lau (Duhort) et retour par la vallée du Lourden. Cette fois, Roger a bien insisté pour nous faire passer sur la rive du Lourden, il a eu bien raison car elle est très agréable, boisée et nettoyée. Les bandes enherbées désormais obligatoires, si elles sont contraignantes pour les cultivateurs qui perdent ainsi de la récolte, sont bienvenues pour les promeneurs!

Pour rejoindre la rive, il fallait traverser un ru. S'il n'était aussi amoureux de la nature, on pourrait soupçonner Roger de nous avoir fait passer là pour se donner l'occasion d'aider les dames à franchir ce fossé! Jambes bien écartées un pied sur chaque rive, tel un rocker faisant voltiger ses cavalières, il a fait traverser chacune avec aisance.


Par contre, quand est venu le tour de René, c'est René qui lui a joué un bon tour en le désarçonnant!

Nous avions quitté le village en dévalant une côté particulièrement raide, il était fatal de rejoindre l'église par une bonne grimpette. Ouf! Ça fait du bien!
Toutes les photos sont à voir dans l'album.


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jeudi 26 novembre 2009

Opération secrète...mystérieuse!

René voulait faire une reconnaissance du circuit envisagé pour la "grande" sortie prévue le 12 décembre à Hélette. Ce jeudi il a donc emmené un commando de 11 fantassins aguerris. Les véhicules laissés au camp de base (Base de loisirs Baïgura), ils ont dû aussitôt faire face à une difficulté ardue: monter une forte pente, équipée de marches et d'une main courante. Un long escalier! En haut, ils étaient à découvert, en plein soleil, visibles de très-très loin... Au lieu de se camoufler en maquillage, ils se sont rincé l'œil face à la Basse-Navarre et au Labourd. Un prudente progression les a conduits à découvrir... un sentier de découverte traversant une hêtraie.. Et là, autour d'un arbre multi-séculaire, notre troupe s'est livrée frénétiquement à une sorte de rite inconnu à Basajaun et Basajaune (illustration), probablement d'une mythologie basque particulièrement trouble. En effet, mes recherches en donnent deux versions: celle-ci et celle-là (cliquez). Je soupçonne René, en réalité, d'avoir monté cette expédition dans ce but...
Comme le révèlent les photographies exclusives de Frans.

dimanche 22 novembre 2009

Petite balade à Lauret

Beau temps, un air limpide et belle affluence ce matin à Lauret! Cela fait bien longtemps que nous n'avons pas été si nombreux: 25!


Nous avons pris la direction de la lande. Une inattention du guide nous a fait louper le petit détour par le chemin de Beylehore. Plus loin, la lecture de la carte IGN l'a décontenancé car elle n'est pas à jour. Un chemin modifié nous a fait passer de l'autre côté du Bahus sur 500m., en territoire de Boueilh. Le retour s'est fait à la limite de Miramont, par le château au lieu-dit Laulhé. L'aulhé, en gascon, c'est le berger. Est-ce un château de berger? Bizarre!


Après tout ce plat, il nous fallait bien une petite côte! Nous l'avons eue en traversant la petite vallée du "Grand Bas" qui, ici près de sa source, n'est qu'un grand fossé...
Au terme de cette boucle de seulement 9.4 km avec 183 m de dénivelée, des ardeurs randonneuses étant encore vives, quelques velléités se sont manifestées pour prolonger le circuit, mais nous en sommes restés là...
11 photos dans l'album du jour.


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dimanche 15 novembre 2009

Soum de Quiala en coup de vent

Si le ciel est noir à Samadet, c'est qu'il fait nuit. Il est 6h30. Nous ne sommes que six à partir marcher en montagne. Ces derniers jours la douceur du temps a dû faire fondre la neige tombée précédemment, et puis nous n'allons pas bien haut: à 1645 mètres au Soum de Quiala, un des premiers sommets dominant le piémont béarnais. A Pau il faut allumer les essuie-glaces... A l'entrée de la vallée d'Ossau on tourne à Castet, on grimpe en voiture au Port de Castet. C'est un hameau pastoral à 800 m. d'altitude dans une haute-vallée. Le crachin nous oblige à mettre vestes à capuches ou ponchos, mais rien de rédhibitoire...


Nous montons d'abord sur une moraine latérale. C'est comme une dune faite de rochers déposés par le glacier qui a jadis creusé cette vallée. Du haut de la moraine, c'est une belle vue sur le bocage du hameau qui s'offre à nous. Un bout de chemin, et à nouveau sur les sentiers de vaches, puis dans une forêt. Le glacier a laissé là des pierres de toutes tailles, des rochers qu'il faut contourner. Les hêtres ont perdu leurs feuilles, le vent les a accumulées dans les creux entre les rochers, sur le sentier, jusqu'à cinquante centimètres. C'est très agréable de s'enfoncer dans ces feuilles sèches, légères, mais on y chute car on ne sait pas ce qu'il y a dessous! Les premières plaques de neige font la joie de Monique qui ne peut jamais s'empêcher d'y mettre les pieds et les mains!


La cabane de Couscouilla, dans l'estive de l'Ouste, est l'occasion d'une petite pause. Près le la cabane, une réserve d'eau comme une immense gourde, alimente des abreuvoirs. Si la pluie s'estompe, le vent commence à se faire sentir... Notre objectif, le Soum de Quiala est en vue.

Après avoir traversé l'herbage, nous voici sur le versant du soum. Le vent de sud forcit, nous pousse. Il est doux par sa température, mais doit approcher les 100 km/h, "à décorner les bœufs"! Avec son poncho, Gérard a du vent dans les voiles! Les derniers mètres sont gravis dans un équilibre chancelant. G.., en tombant, met la main sur les fesses de P... (c.f. vidéo). Arrivés sur la crête personne ne reste debout longtemps, c'est à quatre pattes que nous contemplons le paysage du piémont légèrement embrumé.

Nous voyons quand même Pau... A l'est nous reconnaissons tous le Pic du midi de Bigorre, Guy nous montre les autres sommets.
Bon... c'est bien beau, mais le temps n'est pas favorable au pique-nique et à la sieste au sommet! Nous redescendons face sud, face au vent qui s'engouffre dans les bouches ouvertes... Ça décoiffe! Afin d'éviter le vent nous descendons plus bas, dans un bois au creux de la vallée. Il est encore enneigé mais la marche est facile.

Revenus à l'estive de l'Ouste, nous nous asseyons contre le refuge de Couscouilla pour casser la croûte face au paysage et face au soleil. Brièvement car, sans bouger, le vent qui semble avoir tourné nous incite à nous réfugier... dans le refuge pour bavarder tranquillement en lisant le "livre d'or" sur lequel nous gravons le souvenir de notre passage. Nous laissons la place à un groupe de sympathiques randonneurs palois.
Cette randonnée s'est terminée avec un temps bien plus clément et propice aux photos. Marie-Claire et Paulette font provision de belles boules de houx. Les éclaircies éclairent magnifiquement le port de Castet et plus loin son alter-ego le plateau du Bénou à l'herbe encore bien verte, le turon de la Técouère et les montagnes avoisinantes avec leurs sommets enneigés et leurs flancs couverts de fougères et d'ajoncs joliment brunis par les premières gelées. Là encore, Guy est ravi de nous nommer les sommets, dont le Soum de Coumée et le Pic Barsaut que nous avons gravis en avril.


Arrivés aux voitures bien secs et satisfaits de notre petite aventure, nous faisons halte à une sympathique auberge de Louvie-Juzon. Un groupe de randonneurs palois du CAF qui y fait lui aussi halte, n'a pas eu de vent...
Ce sont donc trois filles et trois gars "dans le vent" qui ont pris un grand bol d'air en visitant "en coup de vent" le Soum de Quiala, contre vents et marées.
Une centaine de photos par là
...Une vidéo en musique par ici:



dimanche 8 novembre 2009

Colombe de l'a pied... mouillée!


Une matinée sous les averses, à la suite d'une semaine de pluies. La météo l'avait prévu. Et pourtant: surprise! Nous étions quand même 12 au départ à Sainte Colombe. Était-ce l'attrait de l'invitation par Patricia et Francis d'un réconfort chez eux après la rando?
Munis de capuches, ponchos et parapluies, nous avons pris la direction des landes de Serres. Des chasseurs étaient en poste à leur palombière mais notre passage ne les a pas gênés. Michel a fait provision de rosés des près. Plus loin, c'est Marie-Claire et Paulette qui ont trouvé des cèpes au bord du chemin.
Après avoir approché le bourg de Serres-Gaston, nous avons suivi le chemin vers Hagetmau, tout plat, puis bifurqué vers Ste Colombe en passant à "Pétoche" et "Muraille". La randonnée a fini avec un temps plus clément.
Patricia avait confectionné pizza, quiche et gâteaux, Francis avait mis au frais du jus de raisin "bourru"... Comme nous étions attendus dans nos foyers respectifs pour le repas dominical, nous n'avons pas pu tout consommer! Merci pour cet aimable accueil.
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